Bienvenue!

Bonjour et bienvenue à vous qui atterrissez sur ce blog made in Nagasaki (au début). Vous trouverez ici: des tranches de sashimi, des moments d'euphorie, des rimes en i, peut-être Charlie, des photos assez jolies, une pincée de biologie, la troupe Artistes et Compagnie, un fan club de Richard Berry et du Pâté Hénaff. Par contre, aucun bon de commande de tamagochi, ni de réponse aux grandes questions de la vie, et absolument aucune chanson de Patrick Fiori. Juste "C'est la vie" à Nagasaki! 
Bonne visite!
 

 

 

prise de tête !!!

Vendredi 8 décembre 2006

L'expérience est énorme et tout va très bien pour moi!

Comme je n'ai pas beaucoup le temps, je n'entre pas dans les détails dans les articles mais en même temps si je n'explique pas, difficile en lisant de comprendre les états d'âmes qui s'échappent ici et là entre les lignes!

ça fait un moment que j'essaie de mettre en ligne un article là dessus mais comment écrire sans que ça ne dégouline de sensiblerie...

Les principales questions que je me pose viennent des rencontres que j'ai faites depuis que je suis arrivée. Bien sûr, il y a les japonais que je rencontre et que je fréquente: ils sont tout simplement géniaux. Le respect de l'autre, la gentillesse, c'est vraiment agréable. Je suis dans un labo très sympa, le chef est bien ouvert donc on discute de sujets de société et c'est très intéressant.

Mais sinon, chaque week-end je rencontre plein de nationalités dans un endroit formidable qu'est le Nagai Student Center (j'écrirai plus dessus plus tard, c'est un endroit différent du Foreign Student center de la fac).

La plupart de mes copains sont originaires des Philippines, de Malaysie, d'Inde, d'Indonésie ou des pays d'Afrique. Et tout le monde est tellement gentil avec moi puisque je suis cette "petite" française toute seule: "t'as pas de famille ici? tu connais pas d'autres français? Viens manger avec nous!!". De la pure gentillesse sans arrière pensée, et ces gens sont tellement souriants et positifs! On discute. Et leurs problèmes sont tellement d'une autre dimension que les miens.

Julie des Philippines a deux ans de plus que moi, mariée avec un japonais depuis 8 ans avec qui elle communique peu ... pour vivre mieux. Ses parents sont morts tous les deux lors d'un attentat terroriste lorsqu'elle avait 6 ans: une grenade a explosé dans le bus où ils se trouvaient. Elle n'a pas pu faire d'études, elle s'est mariée avec un homme beaucoup plus âgé qu'elle. Pierre d'Ethiopie a été contrôlé 7 fois par la police depuis qu'il est arrivé au Japon il y a un an et demi. Paul, d'Indonésie, fait sa thèse au Japon, 2e puissance économique mondiale, et voudrait voir les mêmes choses dans son pays. Jacques, retournera en Inde et ses parents auront arrangé son mariage, en attendant il espère continuer encore ses études à l'étranger. Le typhon Durian a touché les derniers jours les Philippines provoquant une coulée de boue qui a fait plus de 1000 morts: les familles de François, Bernard et Céline vont bien. Et toutes ces personnes sont adorables et tout le monde me sourit et me dit de faire attention à moi. (J'ai changé les prénoms)

Et je me sens bizarre d'être cette française venue de France à la peau blanche, cette fille que l'on dorlote. Ils me traitent comme si c'était un honneur que je passe ces moments avec eux!!!! NON!! c'est eux qui me font l'honneur, c'est eux qui sont gentils avec moi, c'est eux qui m'apprennent tellement. Je me sens toute petite. C'est gros chamboule-tout dans mon ventre et dans ma tête depuis des semaines et impossible d'écrire quoi que ce soit là-dessus. Bien perturbée quand même, j'en ai discuté avec quelqu'un du centre. Comme il n'y a pas beaucoup d'Européenne dans le coin, alors il m'expliquait ainsi ces réactions. Je pense aussi que c'est de la gentillesse et de la force innées. Et par rapport aux inégalités? les choses sont ainsi, les gens naissent partout dans le monde... En tout plus que jamais, j'ai conscience de la chance d'apprendre et de faire des études.

Vraiment très difficile de résumer en ces quelques lignes. Je manque de temps. Tout se passe réellement pour le mieux pour moi et je vais extrêmement bien. ça en est presque indécent. (Je veux rassurer ceux qui s'inquiétaient). Mes problèmes franco-français me paraissent tellement petits. Et en même temps je ne veux pas avoir non plus un ton moralisateur car j'ai j'ai conscience de cette chance énorme d'être là et de découvrir tout ça. A part l'Angleterre, je n'ai jamais été bien loin avant de venir au Japon, alors je découvre le dépaysement. Je suis étrangère mais c'est pas une situation difficile dans mon cas.

ET surtout, ce qui domine c'est que ce n'est jamais triste ici! c'est tellement génial d'être tous ensemble, de toutes les couleurs! On rigole énormément. Il y a eu une soirée pour Thanksgiving au centre: on était neuf à notre table et sept nationalités (une vingtaine de nationalités au total à la soirée). Avec ceux de notre table, on a tous été au Karaoké après! Mon premier karaoké japonais! GENIAL! Tout le monde chante ensemble et on fait les cons comme on le fait régulièrement entre nous en France. On s'est éclaté bien sûr! J'ai pas feuilleté tout l'annuaire des chansons mais à la lettre A, j'ai aperçu des titres en français de ADAMO. Je ne leur ai pas infligé ça, j'ai préféré me lancer dans une interprétation de "Dancing Queen" de ABBA... Un grand moment! Je vous réserve ça pour un prochain réveillon!

Ce soir aura lieu la Fête Internationale de l'Université:tous les étudiants de tous les pays: ça va être génial et une grosse fête. Les gens vont mettre leur costume traditionnel et on m'a demandé si on en avait un en France... j'ai pas emprunté de coiffe au cercle  ;-) et j'ai pas non plus le maillot de Zidane!

Voilà donc un tout petit aperçu des vraies choses qui se passent ici. Le Japon est une terre de contraste, c'est marqué dans tous les guides: "entre traditions et modernité". Je l'aime de plus en plus ce pays avec tous ses contrastes.

La grosse question qui me revient régulièrement et qui est à l'origine des mots parfois étranges de ce blog: et maintenant je fais quoi? Les algues elles, elles vont bien.

 

 

Par Anne-Gaëlle
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Vendredi 15 décembre 2006

Les plus mauvais articles peuvent également avoir une suite.

II n’y avait pas de leçon à donner ou à recevoir.

Si le post « perturbé » a été mal compris c’est peut-être qu’il était mal écrit. Ecrire quelques lignes entre deux manips, en réponse à des mails, c’est risqué et pas évident aussi.

Dans l’isolement et le dépaysement, je voulais « parler » de cette sensation étrange et étonnante que j’ai ressentie lorsque j’ai bénéficié de la solidarité (celle-ci a parfois lieu en France aussi). Je ne m’y attendais pas et j’ai voulu me décharger un peu de ça ; mais voilà en même temps, j’ai posé là tout un tas de questions. Il n’est bien sûr pas nécessaire d’être à 10000 km pour se les poser. S’il y avait des réponses ça se saurait. On a le droit d’être perturbé partout évidemment et on peut être perdu au milieu de ses proches.

 

Il y a énormément de choses qui sont pareilles ici et les principales préoccupations d’un thésard indonésien ou d’un thésard français tous deux au Japon sont les mêmes : on a deux papiers à publier pour soutenir, on verra à éradiquer la famine dans le monde plus tard. On est content de se gaver de sushis et d’acheter des gadgets made in China. Et le Nutella est tellement bon, j’ai pas l’intention de me transformer en petite sainte.

 

Le blog est beaucoup à sens unique, l’écriture est au singulier et le JE est… un pronom personnel. Mais le blog et l’isolement réservent aussi des surprises géniales et ce mot est faible. Je voudrais bien en dire plus là-dessus, mais si les mots dérapaient je ne voudrais pas abîmer ça donc je me tais.

 

 

De toute façon, si chacun dans notre coin de planète on fait de notre mieux, c’est certainement déjà pas mal.

 

Une chose est sûre, c’est plus facile et finalement plus confortable de parler des toilettes que de ça.
Par Anne-Ga
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Jeudi 1 février 2007

Je fais une pause au milieu de ce descriptif de Tokyo et je profite de ce 1er février.

La semaine qui a suivi mon passage à Tokyo, j'ai continué à rêver de gratte-ciels toutes les nuits, totalement fascinée par ces trucs énormes. Cette même semaine, je découvre par hasard les Cowboys fringuants, un groupe québécois, et je tombe sur ce clip qui m'impressionne et que j'aime tout autant:

 

 
Et depuis grosses questions: plein. Est ce qu'il faut que je tranche là?
Je suis branchée nature, je suis super inquiète du réchauffement climatique (la bouée Marel de Brest vous le dira aussi), des effets des pesticides, des produits toxiques qui entrainent de l'hermaphrodisme, avec des preuves scientifiques que c'est pas Mme Soleil qui a publié les résultats... 
mais je ne peux pas me mentir à moi-même, j'ai adoré mon week-end, j'étais impressionnée et émerveillée de voir toutes ces lumières et tous ces buildings... et ça me paraît incompatible...
C'est comme si je m'étais faite piégée...
Mais même si j'aimerais revoir Tokyo un jour, en me disant même qu'un stage là-bas devait être très excitant, je me rends compte que c'est le côté parc d'attractions qui prime. N'empêche que...
 
Vu de Nagasaki, qu'est ce qu'on fait ici pour l'écologie?
On a 4 poubelles pour les déchets mais on a des emballages unitaires dans presque tous les produits (et ça je l'ai remarqué, non pas par conscience écologique, mais parce que ma poubelle plastique est pleine super vite et que souvent je rate le jour de ramassage).
C'est au Japon qu'ont été signé les accords de Kyoto, mais c'est tellement plus pratique l'avion dans ce pays...
Mais comment on fait alors? On fait partie de ce système, c'est difficile de fonctionner en parallèle... Je ne crois pas qu'il y ait de réponse mais je veux bien votre avis (y'a mon mail contact dans la colonne de gauche ou les commentaires). Le mien: je crois qu'on est obligé d'avoir cette dualité et que finalement plus il y aura de choses qui nous rappellent de faire gaffe, mieux ce sera.
On fait de son mieux alors?
OK c'est ce qu'on fait mais difficile pour nous les petits de révolutionner le système si ce n'est pas considéré plus haut...
C'est aujourd'hui "5 minutes de répit pour la planète", pas entendu parler ici mais vu sur internet. Vu de loin, voilà un truc qui m'interpelle dans l'actualité française et que je vais suivre, plus que les coups bas de campagne électorale, ou ce genre de choses assez pitoyables...
(toujours avis personnel) ce n'est pas 5 minutes qui vont changer grand-chose (même rien) mais je trouve cette initiative de manifestation silencieuse très chouette et j'aimerais beaucoup voir des vidéos de "Paris qui s'éteint" faire le tour du monde. Même si d'en haut, on nous prend encore pour des guignols au moins ça sera joli...
De mon côté à 19h55 il sera 3h55 et à priori, je serai dans le noir.
Si j'avais été en France , je l'aurais fait, même isolée à la campagne, car juste l'idée de savoir qu'on était quelques milliers à le faire et à partager cette solidarité avec la planète et entre nous, ça rassure un peu les rêveurs.
Mais à 19h55 heure locale, j'irai couper le compteur du batiment: ça fera des vacances à tous les thésards en plus! (pour de vrai je peux pas faire ça car je veux pas être forcée de partir plus tôt que prévu)
Beaucoup de blogs vont en parler aujourd'hui et calculer, démontrer, prouver que cette démarche est inutile.
 
C'est vrai qu'on peut aussi ne rien faire du tout et attendre. On peut.
Finalement, plus je suis loin et plus je crie fort (mais sans pollution sonore!!) !
Bonne journée!
 
(au cas où certains ne puissent pas lire écouter le fichier, voici le lien vers les paroles: http://www.subquebec.com/paroles/915/les-cowboys-fringants/la-grand-messe/plus-rien.html . si vous pouvez l'écouter c'est quand même beaucoup mieux: ça change du "petit bonhomme en mousse" ou de "Fais la poule!" comme air dans la tête!)
Par Anne-Gaëlle
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Jeudi 12 avril 2007

De retour dans ma petite vie, dans ma petite ville… après le Congrès et avoir retrouvé la France et des français, après le tremblement de terre, après avoir vu Kyoto, Osaka et Kobe, et aussi après avoir entendu parler de l’identité nationale jusqu’ici…

J’ai très peu parlé français au cours de mon séjour, mais il n’y a pas un jour où j’oublie que je suis française, soit parce que l’on m’en parle, soit bien sûr parce que j’y pense… ça doit être ça mon identité nationale…

Petit portrait du français à travers les yeux de différentes rencontres. En France, on est élégant, on sent bon, on mange des fourmis et des cuisses de grenouille, on a vendu des armes à l'Inde et fait des essais nucléaires, on est fier de notre langue et on ne parle pas anglais car on ne veut pas, mais notre langue est très jolie et romantique (ex : « j’te kiffe grav’ »), on a plus de 300 fromages (babybel et kiri compris), et on boit du vin comme du thé vert (c'est-à-dire tout le temps), on parle japonais avec l'accent français sans aspirer les "h" (mais c’est très mignon bien sûr !), lorsqu’il fait -2°C on me demande si je suis contente, si c’est assez froid pour moi, j'ai des chouettes habits (Camaïeu, La halle, de la haute couture quoi…), les japonais nous pensent gentils et polis, les autres nous connaissent mieux. Et je suis toujours gênée quand un copain gaijin me dit « Bonjour ! Comment ça va ? » en français alors que je ne suis pas capable de lui répondre en tagalog, en arabe ou en kiswahili…

Dans 16 jours je m’arrache. Je n’ai jamais employé ce mot en le pensant à vrai dire. Le 28 il va vraiment falloir que je m’arrache (… sûrement encore à vif en arrivant le 29…) Comment c’est possible de s’attacher tellement dans un pays si différent...

Je le sais en fait : j’ai été tellement bien accueillie ici, ça n’a jamais été difficile pour moi d’être une étrangère. Et puis il y a aussi cette équipe internationale pleine d’affection, de sourires et de solidarité: peut-être parce que les familles de chacun sont loin, peut-être parce qu’on est tous étudiants, peut-être parce qu’on nous donne tous une carte d’alien ici, peut-être parce qu’on ne veut pas être seul… les vraies raisons de ces moments exceptionnels, je ne les connais pas mais je profite à fond de cette gentillesse, de ces rires et cette chaleur.

Et quand on dédicace le planisphère, on ne se marche pas dessus, on ne risque pas, nés tellement loin les uns des autres… avec nos couleurs de peaux, nos religions, nos coutumes, nos petit-déj’ différents et pourtant… quelles différences ?

J’ai dans ma famille de Nagasaki les gens les plus impressionnants que je n’ai jamais rencontrés. Mes potes charismatiques qui acceptent mes conneries et aussi parfois mes réactions de fille venant d’un pays développé, une Western girl venue de quelque part où l’on voit le plus souvent des bouteilles à moitié vides (même si c’est bon signe qu’elles soient débouchées), où on regarde les choses et le monde de haut (même si, pour notre défense, ces traits seraient assez communs aux Européens). Petite occidentale, dans mon école, il y avait un toit et je n’étais pas assise par terre car il y avait des chaises, on avait des bureaux avec un casier même, une trousse remplie même et tellement de choses. Le matin pour y aller, il y avait un bus dans lequel il y avait parfois des gens bizarres, mais je n’ai jamais eu besoin de faire 10 km à pied pour y aller. Je n’ai jamais lu Jean-Jacques Rousseau à la bougie non plus… Ai-je lu Jean-Jacques Rousseau d’ailleurs ? Certainement parce que c’était au programme du bac… Après l’école, dans le lotissement, on n’a jamais choisi notre terrain de jeux en fonction de l’endroit où il y avait le moins  de mines, je n’ai pas non plus vécu avec la guerre autour de moi ou avec l’angoisse de l’attentat hebdomadaire. Je suis au Japon pour ma formation et aussi mon « épanouissement personnel » mais pas parce que je dois nourrir mes enfants que j’ai laissés très loin pour très longtemps. Je n’ai pas suivi mes études sur un long fleuve tranquille avant d’atterrir ici mais lorsque j’ai posé ma candidature dans mon pays, j’ose espérer que la sélection était juste, mais ce qui est sûr c’est qu’il n'y avait pas 100 000 demandes pour 2 places… Et comment décrire en quelques lignes à quel point je suis honorée d’être leur amie…

Alors on ne peut pas se voiler la face, il y a un sacré décalage à la base, venus de nos mondes différents… mais au final il se trouve qu’on a seulement l’envie urgente de se voir tous très vite et de passer de bons moments ensemble, dès que le rythme de folie local le permet.

Du coup, parce que c’est ce qui m’aura le plus marqué au cours de mon séjour ici, et parce que je ne sais pas quoi répondre parfois quand ils me demandent comment ils seraient accueillis dans mon pays, c’est mon identité internationale que je voudrais revendiquer.

Pour quelqu’un qui a écrit dans l’encadré de gauche « tribulations nippones d’une bretonne  », il y pourrait y avoir comme du contradictoire… Pas d’accord, plus je côtoie des différences, plus je me sens chanceuse et riche (même si avec cette phrase on pourrait croire que je me suis saoulée à l’eau bénite) alors vive les spécialités régionales qui valent surtout le coup quand on les partage et les échange ! Les binious et les neundes qui réveillonnent ensemble, ça promet de si jolis moments !

Alors, pour en revenir à ces échos venus de France… 

mon identité nationale… 

comment dire…

en restant polie…

c’est de l’administration (et voilà… j’ai dérapé, j’ai dit un gros mot…)

Par Anna
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Nan ji desuka

NAGASAKI:

 

 

CAP SIZUN:

(Brasparts, La Bourboule, Le Juch, Ile de Sein, Plourivo, Trignac, Arnac-la-Poste, Nébouzat, Landudec, Brest même, Alençon, Cabourg, Hayange, Pignan, Beuzeg ar C'hab, Tréguidel, Languidic, Treboul, Rosporden, Le Vorlen, Plouha, Pordic, St Quay Portrieux, ça c'est fait...)

 

 

 

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